Comment reconnaitre un arrêt cardiaque soudain ?
Chaque année en France, environ 50 000 à 60 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque soudain (ACS) en dehors des établissements de santé. Ces arrêts cardiaques surviennent souvent de manière imprévisible et nécessitent une intervention immédiate pour maximiser les chances de survie. Pourtant, moins de 8% des victimes survivent, principalement en raison d’un manque de reconnaissance rapide de l’arrêt cardiaque et d’une intervention tardive par des témoins. Avec une meilleure connaissance des signes avant-coureurs et une réaction rapide, ces chiffres pourraient considérablement s’améliorer.
Quels sont les signes d’un ACS ?
Les signes indicateurs d’un arrêt cardiaque sont les suivants :
1. Perte de connaissance et chute : la victime s’effondre soudainement et ne répond plus aux sollicitations.
2. Absence de réaction : la personne ne réagit pas aux tentatives de communication ou de stimulation physique.
3. Absence de respiration ou respiration anormale : la victime peut présenter une absence totale de respiration ou une respiration anormale, caractérisée par des sons bruyants, une lenteur excessive, une irrégularité ou une inefficacité.
Comment réagir face à un arrêt cardiaque ?
En cas d’arrêt cardiaque soudain, la réactivité est primordiale. Voici les étapes clés de la « Chaîne de survie » pour maximiser les chances de survie :
Étape 1 : alerter les secours : Reconnaître les signes d’un arrêt cardiaque (perte de connaissance, absence de réaction, respiration anormale) et appeler immédiatement les secours en composant le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) ou le 112. Donner des détails précis sur la situation et l’état de la victime.
Étape 2 : commencer le massage cardiaque : Débuter le massage cardiaque sans attendre. Il est crucial de maintenir ce massage jusqu’à ce que les électrodes du Défibrillateur Automatisé Externe (DAE) soient en place.
Étape 3 : utiliser le DAE Démarrer le DAE et suivre ses instructions : Positionner correctement les électrodes sur la poitrine de la victime et permettre au défibrillateur de procéder à l’analyse et, si nécessaire, d’envoyer un choc pour relancer le rythme cardiaque.
Étape 4 : faciliter l’arrivée des secours : Assurer que les secours puissent accéder rapidement à la victime pour une prise en charge immédiate et un transport vers un centre médicalisé.
Ces étapes, effectuées rapidement, augmentent considérablement les chances de survie de la victime.
Chaque minute gagnée représente 10 % de chances de survie supplémentaires.
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